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Comment préparer sa retraite quand on est dirigeant ?

Si vous êtes dirigeant d’entreprise, à un moment ou à un autre de votre parcours professionnel, se pose la question de votre protection sociale quand vous atteindrez l’âge légal de la retraite : quel niveau de protection choisir, il y a-t-il des risques de la vie qui ne seront pas couverts, dois-je opter, ou non, pour un statut salarié ? Nous allons voir qu’il est possible de se bâtir une couverture pérenne et sur mesure. Pour en savoir plus, il est toujours judicieux de demander l’avis d’un professionnel.

Michel Weber, Expert-Comptable de son métier, est aussi conseiller en placement retraite et en protection sociale des dirigeants. Il est également Membre du groupe Fiduest, depuis plus de vingt ans. Sa principale mission consiste à accompagner les entreprises et les fait évoluer grâce à son savoir-faire.

Michel Weber est aussi commissaire aux comptes, il réussit à mettre à la disposition de ses clients partenaires ses compétences dans le domaine de l’expertise comptable afin de les aider à développer leurs activités. Il est titulaire d’un Bac G3 Technique Commerciale et d’un diplôme d’Expertise Comptable obtenu en 1999.

Pendant dix ans, il poursuit une carrière de formateur animateur dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur tels que la Chambre des Métiers section Brevet de Maîtrise, l’Institut de Formation des Comptables Européen, l’Académie des Métiers de la Gestion de et de l’Economie et le Centre Europe.

En plus de son activité d’enseignant formateur, il collabore avec des cabinets d’expertise locaux. Ensuite il réussit à rejoindre le groupe Calan Ramolino à Strasbourg comme Commissaire aux Comptes. Une fois son diplôme d’expertise comptable en poche, il devient cogérant de la Fiduciaire du Bas-Rhin, devenue Fiduest par la suite, un groupe de conseil très réputé qui accompagne, en plus des professions libérales, des TPE et des PME.

Fort de ses vingt années d’expertise, Michel Weber travaille au plus proche des entreprises partenaires. Sa principale qualité : il est toujours à l’écoute des besoins de ses clients, en plus d’une capacité d’adaptation afin de proposer des prestations sur mesure qui prennent en considération leurs attentes.

Notre expert considère que la disponibilité est le fondement de l’expertise comptable, ce qui compte pour lui c’est d’accorder une attention particulière aux spécificités de chaque entreprise afin de les accompagner dans le développement de leur projet et accélérer leur croissance. Dans cette perspective, chaque client de Fiduest bénéficie d’un traitement personnalisé qui prône la performance et la qualité.

Voici donc ce que Michel Weber nous propose pour garantir une retraite confortable quand on est dirigeant d’entreprise :

Conseil dirigeant n°1

Commencer par le choix de votre statut social

Le premier conseil à donner aux dirigeants d’entreprise est de réfléchir à leurs besoins en matière de couverture sociale. Interrogez-vous, par exemple, sur le niveau de couverture prévoyance que vous souhaitez en cas d’arrêt de travail ou de décès. Même chose sur le niveau de vie que vous espérez lors de votre départ en retraite. Pensez bien également, en tant que dirigeant, à l’impact budgétaire sur l’entreprise de toutes vos décisions en termes de cotisations sociales.

Le choix peut se faire entre travailleur salarié et travailleur non salarié

 

Le dirigeant a la possibilité de changer de statut social si cela s’avère nécessaire. Il faut pour cela modifier la structure juridique de son entreprise. Pour répondre de manière schématique à cela, sachez que le statut de salarié s’avère plus protecteur principalement en cas d’accident du travail, mais également en termes de retraite. Toutefois, c’est également le plus coûteux en termes de cotisations, il peut y avoir jusqu’à 20% d’écart entre les deux statuts. Il faut ajouter que, quel que soit le statut choisi, le dirigeant n’est pas couvert au titre de l’assurance chômage du moins actuellement.

 

Ici nous pouvons soulever deux points à prendre en compte : le contrat prévoyance et la préparation de la retraite. Sur ces deux sujets, il existe différents leviers à la disposition du dirigeant. Tout d’abord, la mise en place d’un contrat prévoyance. En pratique, cela passe par la souscription d’un contrat d’assurance par l’entreprise. Contrat qui peut être collectif, si le dirigeant a le statut de salarié. Ce contrat peut concerner l’ensemble des salariés ou une catégorie particulière, par exemple, les cadres. Le contrat peut aussi être individuel, lorsque le dirigeant a le statut de travailleur non salarié.

 

Pour la retraite ; quel que soit son statut, le dirigeant peut bénéficier d’un Plan d’épargne retraite collectif le fameux PERCO. Avec deux conditions : avoir au moins un salarié, et avoir mis en place un Plan d’épargne entreprise. Le PERCO permet de constituer un capital qu’on peut débloquer en rente ou en capital à l’âge du départ en retraite.

 

Le PERCO peut d’ailleurs éventuellement être couplé à d’autres dispositifs, qui, là encore, dépendent du statut du dirigeant. S’il est travailleur salarié, celui-ci peut mettre en place un contrat retraite à cotisations définies dites « article 83 ». C’est un contrat collectif qui peut bénéficier à l’ensemble des salariés ou seulement à une catégorie. À sa retraite, le dirigeant bénéficie alors d’une rente viagère qui vient compléter les rentes versées par les régimes obligatoires.

 

Si le dirigeant est travailleur non salarié, il peut mettre en place un contrat retraite individuel, dans le cadre de la loi Madelin. Ce contrat présente une fiscalité avantageuse, car il permet au dirigeant de déduire du revenu imposable les cotisations versées. Ici encore, le dirigeant bénéficie d’une rente viagère, qui complète celles versées par les régimes obligatoires.

Conseil dirigeant n°2

Optimiser au maximum votre retraite

En moyenne le dirigeant percevra à peu près 70 % de revenus en moins lorsqu’il était salarié et parfois même beaucoup moins lorsqu’il ne l’était pas. L’essentiel c’est d’y penser le plus tôt possible et de trouver la ou les bonnes solutions qui vous conviennent.

Il y a des lois existantes et des schémas alternatifs et pour mettre en place ces schémas alternatifs il faut avoir mené cette réflexion des années bien avant. Il faut aussi être préparés, avoir tout prévu avec son successeur, avec les actionnaires ou les supérieurs hiérarchiques. Pour cela il faut du temps pour l’analyse et le temps pour la réflexion. Si l’on s’y prend suffisamment à l’avance, on peut avoir cette réflexion qui va permettre de continuer à avoir une activité professionnelle jusqu’à 62, 65 et parfois 70 ans avec une activité sur un mode différent sans stress et sans pression des horaires. C’est une activité sur un mode de conseil, de passage à mi-temps vers un arrêt progressif et graduel de l’activité.

Profiter des lois en vigueur

Tout d’abord, il faut commencer par utiliser les lois existantes. Si vous souhaitez partir plus tôt et sans décote vous avez la possibilité de racheter des trimestres. Mais avant de le faire, il faut bien valider la pertinence du coût de cette option par rapport au gain escompté. Il y a aussi le dispositif dit des carrières longues. Tout simplement, si vous avez commencé à travailler très tôt et que vous avez le nombre de trimestres requis pour un départ à taux plein, vous pourrez partir avant l’âge légal théorique. La troisième possibilité est la retraite progressive dès 60 ans. Vous allez pouvoir diminuer votre temps de travail ou votre rémunération. Et il est possible aujourd’hui de bénéficier du dispositif appelé « cumul emploi retraite ». Comme son nom l’indique, vous avez la possibilité de travailler partiellement ou non après votre départ en retraite.

Réaliser des placements financiers et immobiliers

Du côté de l’investissement immobilier, généralement, le dirigeant peut faire l’acquisition des locaux professionnels combinés ou pas avec de l’immobilier locatif. Pour ce qui est de la partie investissement financière, il existe plusieurs mécanismes dont certains peuvent être financés par l’entreprise. C’est le cas du plan épargne entreprise PEE ou du plan épargne retraite collectif PERCO.
Ces dispositifs d’épargne salariale profitent à vos salariés, mais également à vous-même tout en bénéficiant de déductions fiscales non négligeables. Il y a aussi les contrats Madelin, que nous avons déjà expliqués au début de cet article pour les dirigeants non-salariés et les contrats dits article 83 pour les dirigeants salariés, dans les deux cas, il s’agit de systèmes de retraite facultatifs et eux aussi bénéficient de déductions fiscales intéressantes.

D’autres conseils utiles pour une retraite optimisée

Pour Michel Weber, il existe plusieurs possibilités qui s’offrent à vous. Surtout, prenez le temps de bien réfléchir à votre stratégie patrimoniale. En intégrant votre patrimoine personnel, vos aspirations, vos besoins, mais surtout votre goût ou non du risque. Le deuxième conseil de notre expert est de consulter au minimum deux acteurs spécialisés dans ce domaine, votre banquier et un cabinet spécialisé en investissements financiers. Cela ne vous engage à rien et vous allez bénéficier d’un audit et d’une projection de vos revenus futurs.
Un autre élément important, c’est de ne pas attendre nécessairement le taux plein pour partir à la retraite. Il peut être judicieux de partir de façon anticipée et progressive en cumulant votre retraite et un salaire diminué du dirigeant. Ainsi, vous maintiendrez votre train de vie tout en faisant des économies substantielles. D’où l’intérêt, quel que soit votre situation, d’avoir recours aux conseils d’un expert.